5 grands classiques de la littérature française à ajouter à sa PAL !

5 grands classiques de la littérature française à ajouter à sa PAL !

4 mai 2022 Non Par Sophie

Vous souhaitez parfaire votre culture littéraire ? Il n’est jamais trop tard pour rattraper le temps perdu. De Louis-Ferdinand Céline à Albert Camus, en passant par Victor Hugo, Baudelaire et Boris Vian : nous avons sélectionné 5 grands classiques de la littérature française à ajouter à votre pile à lire. Résumé.

Voyage au bout de la nuit

« La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n’ai jamais pu me tuer moi. »

Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Louis-Ferdinand Céline. Il est publié en 1932 en France. L’histoire du personnage Ferdinand Bardamu est largement inspirée de celle de son auteur.

Louis-Ferdinand Céline - Miroir du temps

Voyage au bout de la nuit est le récit de l’avant, le pendant et l’après de la Première Guerre mondiale. C’est au travers des yeux du protagoniste que l’on découvre l’absurdité de cette bataille décrite comme étant « un abattoir international en folie ». Le récit présente également la seule manière que l’écrivain estime possible d’échapper à cette guerre : la lâcheté. Anticonformiste et antihéros au possible, Bardamu rejette toute idée d’héroïsme et culpabilise de cette « pourriture humaine ». Allant de l’Afrique où le colonialisme lui montre une autre forme d’atrocité à l’Amérique où le capitalisme conduit à la misère des moins chanceux, on y découvre un monde froid, puérile où toute forme d’humanité a été décimée en même temps que ces malchanceux de la guerre.

L’écume des jours

« Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne. »

L’écume des jours est un conte plein de fantaisie. Tout se passe comme dans un rêve, jusqu’à ce que ce dernier tourne en cauchemar surnaturel.

Le narrateur présente Colin, 22 ans, un personnage particulièrement banal, dans un univers plutôt étrange (proche de la science-fiction). Un jour, il rencontre Chloé et l’aime à la folie. Mais cette dernière finit par apprendre qu’elle est malade. Un nénuphar pousse dans son poumon droit. Leur maison qui était un havre de paix et un endroit paradisiaque est en train de devenir une pièce sombre et de plus en plus minuscule. À l’image de la maladie de Chloé qui s’étend, la légèreté et l’innocence qui ouvrent le roman sont progressivement contaminées par le drame. Jusqu’à complètement écraser la plénitude de Colin.

L’auteur aborde une majorité des thèmes qui le suivront dans ses autres romans. Il parle de l’amour, du monde du travail, de musique, de religion, du star système, de la maladie, de l’espace et du temps et de la discrimination.

Le dernier jour d’un condamné

« Ils disent que ce n’est rien, qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. Eh ! Qu’est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour ? Qu’est-ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s’écoule si lentement et si vite ? Qu’est-ce que cette échelle de torture qui aboutit à l’échafaud ? Apparemment ce n’est pas là souffrir. »

Indigné par la guillotine et le traitement réservé aux condamnés par la société, Victor Hugo fait le choix de dénoncer cette aberration à travers son roman en 1829.

Dans le dernier jour d’un condamné, un condamné à mort raconte sa condamnation, son séjour à Bicêtre, puis à la Conciergerie, décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l’échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés, mais qui vont bientôt s’achever. Sans préciser ni l’identité du condamné ni la nature de son crime, le livre évoque les peurs de cet homme qui se retrouve seul devant son destin. Le roman est alors présenté comme un journal intime d’un condamné à mort. C’est un véritable témoignage.

Victor Hugo

Les Fleurs du mal

« Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »

Les six sections du recueil de Baudelaire retracent l’itinéraire de Baudelaire, le cheminement de son âme qui vit une véritable descente aux enfers. Dans « Spleen et idéal », il décrit son tiraillement entre l’angoisse existentielle et l’idéal. Dans « Tableaux parisiens », il met en avant le sentiment de solide qui peut être éprouvé dans les grandes villes. Dans « Le vin », l’auteur se tourne vers un paradis artificiel fait de drogues et d’alcool. Dans « Fleurs du mal », il décrit le vice et la débauche qui mène au rejet de soi. Dans « Révolte », il tente une approche de Satan et découvre que pactiser avec le diable est inutile. Et, dans « La mort », Baudelaire dépeint la mort comme étant l’ultime remède pour vivre enfin.

Charles Baudelaire — Wikipédia

La peste

« Vous n’avez pas de cœur, lui avait-on dit un jour. Mais si, il en avait un. Il lui servait à supporter les vingt heures par jour où il voyait mourir des hommes qui étaient faits pour vivre. Il lui servait à recommencer tous les jours. Désormais, il avait juste assez de cœur pour ça. »

Oran, Algérie. Les rats meurent dans les rues, un homme succombe, puis un autre : c’est la peste. La ville est mise en quarantaine, les portes sont fermées, les habitants prisonniers. Le docteur Rieux et ses amis tentent de combattre le fléau, dont l’extension quotidienne rend la mort à la fois atroce et monotone. Les habitants réagissent diversement. Certains prêtent une oreille angoissée aux prêches du père Paneloux, ce dernier s’éloigne petit à petit de sa croyance en Dieu, certains profitent du fléau pour monter un marché noir, d’autres tentent au contraire de se divertir. Mais la peste frappe partout. Puis le nombre des victimes diminue. L’épidémie s’achève enfin. Mais le malheur reste et la possibilité d’une nouvelle attaque plane désormais sur la ville.

Dans la peste, ce sont les personnages du roman qui incarnent l’absurdité des hommes. En abordant des attitudes diverses face au mal et face à l’existence, chacun d’entre eux se distingue pour rejoindre le camp des bons ou des mauvais hommes.

Albert Camus

 

La littérature classique a beaucoup à nous apprendre. Pourtant, il est parfois dur de s’y mettre : la longueur des œuvres ou les synopsis un peu longs peuvent être décourageants ! Avec notre sélection, on espère vous avoir donné envie d’en savoir plus sur ces 5 grands classiques de la littérature française !