Calvitie : quelle technique de greffe de cheveux choisir ?

Calvitie : quelle technique de greffe de cheveux choisir ?

11 août 2022 Non Par Sophie

La perte de cheveux est une étape éprouvante de la vie de tout homme et toute femme affectés par cette condition. Mal être, honte, difficultés à se regarder dans le miroir : les conséquences sur la confiance et l’estime de soi sont lourdes. Mais rassurez-vous, il existe aujourd’hui quatre techniques de greffe de cheveux pour vaincre la calvitie. FUT, FUE, IFA, DHI : quelle technique de greffe de cheveux choisir ?

Le greffe de cheveux FUT : efficace et sans cicatrice

Lors d’une greffe de cheveux avec la méthode FUT, soit « Follicular Unit Transplantation », le praticien prélève une banque de cuir chevelu sur la zone postérieure du crâne pour venir l’importer à l’aide de machine sur la zone dégarnie. Avant de la réintroduire sur une autre partie du crâne, le praticien s’occupe de retirer un maximum de résidus de peau en surface et de graisse en profondeur. Grâce à cette préparation au microscope, l’échantillon prélevé promet une repousse de l’ordre de 95 à 98 %. Pour procéder à cette intervention, le patient est sous anesthésie locale. Il peut reprendre le courant de sa vie dès le lendemain. Il s’agit de l’une des techniques les moins onéreuses et les plus discrètes.

La greffe de cheveux FUE : pour plus de précision

La greffe de cheveux avec la méthode FUE requiert un peu plus d’attention de la part du praticien. En effet, il ne s’agit plus de prélever des bandes de cuir chevelu, mais plutôt de venir chercher les follicules pileux un à un sur la partie donneuse du patient, soit celle où il reste encore des cheveux à prélever. Si la façon de réaliser le prélèvement est légèrement différente, la réimplantation est quant à elle la même. Cette technique ne se limite pas seulement à la chevelure. Elle est aussi souvent utilisée pour reconstruire des sourcils ou une barbe par exemple. Néanmoins, elle ne peut être utilisée pour les personnes aux cheveux frisés, tout simplement, car les cheveux ne sont pas implantés de la même manière. La greffe par FUE apporte une meilleure satisfaction, car le rendu est ultra-naturel.

La greffe de cheveux IFA : l’implantation automatisée

La greffe de cheveux IFA signifie « implantation folliculaire automatisée ». Il s’agit en réalité de la même opération que les deux autres présentées ci-dessus, à la différence que l’extraction est ici réalisée par des machines. Cette technique révolutionnaire offre de bons résultats, mais parfois nuancés quant à la précision de l’extraction. En effet, les prélèvements manuels restent à privilégier, car ils n’endommagent pas les follicules qui se trouvent autour de la zone de prélèvement, contrairement à certains robots IFA. Aujourd’hui, trois robots sont habilités à pratiquer cette opération : le robot Safer, Neograft et Artas. Une fois les folliculaires extraits, ils sont ensuite implantés dans des incisions identiques à la FUT et à la FUE.

Le greffe de cheveux DHI : la technique FUE améliorée

La méthode d’implantation DHI est une forme évoluée de la méthode FUE présentée tout à l’heure. La technique se différencie par le fait que l’intégralité du processus est réalisée à la main. En effet, c’est le praticien lui-même qui extrait, nettoie et réimplante le prélèvement de cheveux. Pour cela, il doit être un médecin expert du follicule et des greffons. Cette technique est particulièrement efficace pour reconstruire la pousse naturelle des cheveux. Grâce à des outils de pointe, il est possible de contrôler avec précision l’angle et la direction d’implantation à chaque follicule pileux réimplanté. Puisque la greffe de cheveux DHI ne requiert aucune incision, elle ne laisse aucune cicatrice ni à l’extraction ni lors de l’implantation. Avec cette méthode, vous pouvez bénéficier d’une restauration capillaire personnalisée sur mesure.

Greffe de cheveux : quand est-ce le bon moment ?

La chute de cheveux est le premier facteur justifiant la greffe de cheveux. La calvitie est la crainte de beaucoup d’hommes et de femmes, quel que soit l’âge. Ce dysfonctionnement d’origine héréditaire et hormonal entraine une réduction de la masse capillaire à tel point que le sommet du cuir chevelu peut aller jusqu’à être totalement dégarni. Néanmoins, il peut aussi s’agir des conséquences du stress ou de certains médicaments troublants de cycle de renouvellement du cheveu. Dans le cas d’une perte de cheveux dite classique, la greffe de cheveux est recommandée dès que la perte de cheveux est constatée par le client. En attendant, vous risquez de réduire les chances de réussite de l’extraction.

Le second élément poussant à la greffe de cheveux est le sentiment de mal être lié à la chute de cheveux. La calvitie, surtout lorsqu’elle est précoce, est souvent mal vécue. Cela s’explique par le fait que les cheveux sont un élément important de l’image de soi et de l’image que l’on souhaite projeter. Sans eux, on se sent parfois mis à nu. Bien sûr, l’apparence physique ne devrait pas être l’élément central de cette réflexion, mais on ne peut nier qu’elle affecte la confiance et l’estime de soi. Dès lors que la perte des cheveux devient un complexe, il est peut-être temps de réfléchir à la greffe.

En réalité, le bon moment pour une greffe de cheveux est celui où cette intervention semble être indispensable pour se sentir à nouveau en adéquation avec son aspect physique. Mais puisque la calvitie ne se stabilise pas avant au moins les 30 ans, il est recommandé d’attendre cet âge pour avoir recours à une implantation capillaire.